I HAVE A DREAM
I
À Manolios
[37]
et au prince Lev
[38]
| Le Monde entier |
|
Vers |
| et son aura « Raison » ! |
|
Toi… |
| Résonne ; comme |
|
Vers chez toi, l’air ambiant |
| mille et mille sons nous venant |
|
-de mille délicats parfums, |
| de l’ailleurs… Nous venant |
|
se pare… |
| du profond Chaos… |
|
Mes ailes volètent… Elles se hâtent, |
| De la nuit…noire, dont je suis issu, |
|
à travers l’espace du temps… À venir ! |
| je chante la litanie |
|
Du néant ! Du néant ! Je viens droit du néant ! |
| du vent… |
|
Je rêve, je rêve, je rêve de connaître la vie… |
| Qui souffle ici-bas. |
|
La liberté dans le respect d’autrui ! La liberté c’est l’harmonie |
|
|
L’harmonie d’être ensemble et bien vivant ! |
| Le vent me pousse hors de moi… |
|
Ou le pouvoir de l’absence |
| Pour que l’enfant des étoiles… |
|
lorsque son corps… de rêve, trace à travers la nuit… |
|
|
Les plaines de l’Infini s’offrent à qui sait y |
| Celui qui, de Fils du Ciel |
|
faire en mélodies d’écume immaculées… |
| devint errant vagabond |
|
Je rêve d’une toute autre vie ! |
| et « Nulle part » |
|
Sans peine ni soucis ! |
| était son logis, |
|
Sans conflit, sans violence et sans cri ! |
| « Nulle part » |
|
Sans haine, sans sang versé, ni sans tout ce mépris... |
| était son logis ! |
|
Pour que mes ailes d’albâtre s’en |
| Qu’il puisse |
|
reprennent l’essor des doux alizés… |
| voleter lui aussi |
|
Par de-là les mers, les lagunes océanes… |
| par de là |
|
Partout où mes ailes me porteront ! |
| l’espace |
|
Partout j’irai glisser le long des alizés ! |
| infini. |
|
J’irai courant des effilades de l’austral alizé ! |
| Par de là |
|
—confins des inégalés idéaux ! |
| l’Espace- |
L’autan qui résonne |
Des espoirs inassouvis... |
| Temps ! |
comme mille et mille sons… |
Car je suis un homme ! |
| L’autan |
Nous venant de l’essence intime |
Un être de sentiments… |
| résonne… Comme |
la plus ancestrale… |
—avant d’être de chair et de sang ! |
| mille et mille sons |
Quelques lunes ont illuminé |
De crainte et d’espoir ; je suis |
| nous venant du |
la voûte céleste… |
gorgé de conscience… |
| Chaos. |
Immuable demeura le soleil… |
Luciole dans la nuit ! |
| |
|
Qui dirait que… |
| La nuit, |
|
J’ai rêvé d’un autre monde… |
| dont je suis issu... |
|
Un monde où la vie était harmonie ! |
| Insuffle à mes ailes effluves |
|
J’ai rêvé d’un monde… Un monde fait de joie… |
| de consonance. |
|
Paix ! |
| (Mille sons parfumés) |
|
Joie ! |
| |
Il était un art de vivre |
J’ai rêvé d’un autre monde… |
| La nuit, |
où ce qui est à moi |
Un monde où la vie était harmonie ! |
| -du profond Chaos… |
est à toi… Toi qui es mon ami. |
J’ai rêvé d’un monde où la force de joie |
| Avive à mon âme |
Toi qui aussi est l’ami de l’arbre, |
—comme onde principale, |
| l’essor d’albâtre |
du fleuve et ses trois affluents, |
guide nos pas. |
| des albatros ! |
aussi des nuages et du vent. |
Oui ! |
| |
Quand nos ailes d’albâtre |
| |
|
s’en reprendront l’essor inné |
| |
|
des blancs albatros ! |
| Par de-là la lagune, les lacs, les océans… |
J’ai rêvé… |
| |
L’Esprit s’envole |
L’Esprit s’égraine, |
| |
vers l’homme ! |
pétales de tous ces étés… |
| |
—Au de-là des images… |
L’Esprit qui s'amplifie… |
| |
L’homme et l’oiseau |
|
| |
s’envolent ! |
L’Esprit qui s'amplifie… |
| Par de-là la lagune, les lacs, les océans… |
Y lave la vie ! Lave la vie ! |
| J’irai vibrant envers l’infini ! |
Lave l’âme du quidam qui le vit ! |
| Par de-là l’endroit des rêves de Titans
[39]
… |
Y lave l’âme de celui, là, qui s’effile |
| |
|
jusqu’à l’aura |
| |
|
qu’il aura lorsqu’il sera filament… |
| |
|
L’Esprit qui s’étire ! |
| |
|
|
| |
|
à travers les ténèbres du firmament. |
| Partout, voletant, j’irai vers la Vie ! |
Jusqu’à n’être plus qu’une fleur parmi les champs ! |
| |
|
Jusqu’à devenir une douce pensée |
| |
|
parfum d’orchidée ; pour que le cœur |
| |
|
des hommes s’en rappellent au souvenir |
| |
|
d’une vie où c’est l’Esprit qui existe |
| Par de-là la lagune, les lacs, les océans… |
dans l’aura du quidam qui le vit ici-bas ! |
| J’irai voletant envers l’infini ! |
Par de-là la lagune et fougueux océan… |
| Par de-là l’endroit des rêves de Titans… |
J’irai voletant envers l’infini ! |
| Partout, voletant, j’irai vers la Vie ! |
Par de-là l’endroit des rêves de Titans… |
| |
|
Partout, j’irai partout, vibrant vers la Vie. |
| |
|
J’irai fumant… Comme une locomotive ! |
| |
|
—Qui trace, à travers les champs des vaches, |
| La nuit, |
|
A travers les espaces des voies ferrées, les quais, lesquels, en volutes, s’envolent en voiles |
| dont je suis issu... |
|
du désir de se laisser mâchicouler et des mâchicoulis ! |
| Insuffle aux ailes effluves |
|
Confins des rêves inégalés, espoirs inassouvis… |
| de consonance |
|
Des souvenirs enfouis courant des alizés… |
| (Mille sons parfumés) |
|
Jusqu’à devenir une douce pensée |
| De mille délicats parfums |
L’homme existe ! |
aux accents d’obsidiennes, |
| la planète se pare. |
Ses ailes se déploient |
parfum d’orchidée |
| Entendez-vous ? |
dans la nuit. |
dans l’azur égéen… |
| Entendez-vous le |
Le ciel est rouge |
Pour que le cœur humain |
| chant des orchidées ? |
semblable à la fusion de l’incandescent magma… |
s’élève au de-là de la haine, |
| —Lorsque s’en vient l’aube |
|
du sang versé, de tout ce mépris, |
| du petit matin… |
grogne. |
de la violence et des cris, de l’injustice et des conflits. |
| Le chant |
Le soleil |
Une nouvelle erre commence ! |
| d’amour |
amène au |
Sur un tas de cendre |
| du mimosa |
grand jour, |
pousse une pensée… |
| mêlé à celui |
tant le bien que le mal. |
Où celui qui tue un homme |
| du myosotis |
(Et le bien dans le mal |
salit toute l’humanité… |
| pour qui sait y |
et le mal dans le bien) |
Où celui qui sauve un homme, |
| faire en balade |
Car il est dit : |
c’est comme s’il arrose une douce pensée. |
| pour pétales qui |
« A celui qui |
Une nouvelle erre |
| s’irisent à la nuit.. |
nuit à autrui, |
Une erre où la vie, merveilleuse, |
| Si tu |
le soleil nuit ! |
par sa simple existence, majestueuse, |
| vibres |
Pour celui qui |
prend le dessus sur la grande faucheuse ; |
| au son |
réjouit ses amis, |
ses banques et ses champs de bataille… |
| de |
pour celui-là, |
Les victimes sont comme épis de blé |
| l’Intention, |
le soleil luira. » |
que la mort annihile. |
| tu |
La nuit n’y était déjà plus… |
À puits perdu faillent |
| vibres |
Dans l’aube, elle s’évanouit. |
à la danse ultime. Sans avoir exulté. |
| à |
Au seuil de la nouvelle erre, |
Sans que les ailes se soient arrimées au |
| la |
l’air est doux… |
gré de l’austral alizé de la vie qui s’en va. |
| Vie |
Quelques morceaux |
J’entends, dans mon dos, |
| (qui plait |
de bleu |
Les enfants dépités qui supplient : |
| à l’Esprit) |
émergent de l’océan. |
« PLUS VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE ! |
| |
La force silencieuse de l’infini néant ! |
La mort nous pend au nez ! |
| |
Pour que tes ailes se déploient et des mâchicoulis ! |
PLUS VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE ! |
| |
Pour que ton corps astral existe dans l’infini. |
On va tous y passer sans avoir existé ! » |
| |
Pour que tu restes fluide à l’effigie du vent. |
Par l’an de grâce 1095 que le Seigneur fit, |
| |
|
Gode-froid Ben Laden de Bouillon |
| |
|
s’en va sauver le tombeau du Christ |
| |
|
—aux mains des infidèles ! |
| |
|
Il trucide tout Maure au fil de l’épée : |
| Celui |
|
Saigne les femmes ! |
| qui sauve |
|
Abat les hommes ! |
| un homme, |
|
Etripe les vieillards ! |
| |
|
Il immole les enfants ! |
| |
|
Il les massacre à coups d’épée ! |
| On le |
|
Sur son chemin : des croix ! |
| nomme |
|
Que portent les victimes. |
| « Enfant céleste ». |
|
Seules demeurent ruine et désolation !Malheur et sang versé sur les innocents ; |
| Celui |
|
les « infidèles » soi-disant ! |
| qui sauve |
|
« Dieu le veut ! » sacrait le criminel ! |
| autrui, |
|
Comme si Dieu d’Amour et de Lumière |
| |
|
voulut jamais que les hommes se fassent du mal… |
| il plait à l’Esprit… |
|
Car il est dit dans la Bible |
| Il plait à Dieu. |
|
Que ce que Dieu veut, |
| Il plait à |
|
C’est l’Amour ! |
| la Vie ! |
|
Pas la mort ! |
| |
|
La Vie ! |
| |
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA VIE : |
| |
Du bout de l’ancestral inconnu, de l’infini néant… |
Lumière, miracle éphémère ! |
| |
Quand irradie ta place de prédilection ! |
|
| |
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA MORT : |
| |
Aux rayons crépitants de l’Hélios
[41]
Maître et Dieu Râ… |
Chas de l’erre éternelle. |
| |
Les ficelles incandescentes qui planent vers toi |
|
| |
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAVIE : |
| |
sont gorgées de conscience… Elles sont enfants d’Hermès
[42]
; |
Notre enfer est sur terre ! |
| |
Elles ont le pouvoir de tenir ta place en suspens… |
|
| |
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA MORT |
| |
—Les vagues déferlantes autant que les caresses ! |
Va ! Vole de tes propres ailes ! |
| |
Le temps qu’il faille à l’infini néant |
|
| |
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA VIE |
| |
pour que tes ailes se déploient et des mâchicoulis ! |
Pour qui sait y faire en mélodie d’écume immaculée ! |
| |
Pour que ton corps astral existe dans l’infini. |
Pour que naisse la belle déesse ! |
| |
Pour que tu restes fluide à l’effigie du vent. |
Pour que femmes et champs soient fertiles ! |
| |
|
—dans l’Esprit qui s’étire… |
| Par de-là l’endroit des rêves de Titans… |
Courant des |
| J’irai voletant envers l’infini ! |
Chants |
| Par de-là la lagune et fougueux océan… |
de |
| Partout, voletant, j’irai vers la Vie ! |
Savane. |
| |
|
|
II |
| |
(D’après L’Écclésiaste de la Sainte Bible et les ouvrages de Castaneda)
À Talía, Fanette et Florinda
[43]
|
| |
|
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| |
|
L’Esprit dans l’azur ! |
| |
|
Par de-là la lagune et fougueux océan… |
| |
|
J’irai voletant envers l’infini ! |
| |
|
Qui dirait que : |
| La nuit, |
Il était un art de vivre |
J’ai rêvé d’un autre monde… |
| —du profond Chaos… |
Où l’énergie du fleuve |
Un monde où la vie était harmonie ! |
| Avive à mon âme |
et ses trois affluents, |
J’ai rêvé d’un monde où la force de joie |
| l’essor d’albâtre |
fuse de toutes nos fibres |
—comme onde principale, |
| des albatros ! |
pour jaillir du dedans. |
guide nos pas. |
| |
|
Oui ! |
| |
|
Quand nos ailes d’albâtre |
| |
|
S’en reprendront l’essor inné |
| |
|
Des blancs albatros ! |
| |
|
|
| Du Sublime éthéré... |
|
Toute sagesse vient de l’Esprit. |
| Toute sagesse |
|
Toute sagesse nous vient de l’ancestral abîme. |
| nous vient du firmament... |
Qui peut compter les grains de sable des océans, |
| Nous vient de la voûte azurée... |
les gouttes d’eau de la pluie et les jours du passé ? |
| Du plus ancestral dessein des étoiles |
Qui peut atteindre les cimes du ciel, |
| impénétrable, inaccessible au quidam... |
L’ampleur de la terre, le gouffre de l’abîme |
| Qui scintille pourtant dans le cœur |
Et de la sagesse ? |
| Des hommes, des femmes, |
Qui peut prétendre à la connaissance ? |
| et des enfants chéris... |
Qui peut dominer la maîtrise de la conscience ? |
| Du blé, du riz, du vent, |
Qui peut percevoir l’essence même des choses ? |
| De la pluie des nuages... |
—Qui peut se prolonger à jamais courant de l’azur infini ? |
| Et l’Hélios divin. |
Qui peut encore s’émouvoir de l’éclosion des roses ? |
| Du fin fond de l’abîme |
Qui donc connaît la direction du vent ? |
| Jusqu’au dôme de |
Qui sait enfin ce qu’est le rêve |
| La voûte céleste ; |
innocent de l’enfant ? |
| L’Éther azuré. L’éphémère n’a jamais connu |
[Le monde de la matière est perfide illusion. |
| d’autre lieu que l’éternelle |
D’abord, le globe existe dans sa lumière. |
| seconde du présent à venir ! |
comme des infinies fibres |
| Du néant, du néant, |
de luminosité vive, |
| je viens droit du néant… |
s’étirent les lignes du Monde... |
| Je rêve, je rêve de connaître la vie ! |
Cosmos de l’éternité...] |
| La liberté dans le respect d’autrui ! Lors, j’ai ouvert les yeux et j’ai vu |
Toute racine de la sagesse |
| les mille et un fléaux de la vie. |
réside en la crainte de l’Esprit. |
| Ceux-là qui souffrent et gémissent, |
Ami, si tu entreprends de servir l’Esprit, |
| et personne pour les consoler ! |
prépare ton âme à l’épreuve. |
| Ceux-là, les fortunés de l’ennui : |
Rends droit ton cœur et sois constant... |
| Maîtres de l’horreur et porteurs de la Rose ! |
Affine ton langage, tisse tes arguments... |
| [Pour eux se gardent le parfum ; |
Ferme solidement ton poing |
| aux autres : les épines !] |
et garde bien ouverte ton autre main ! |
| Et j’ai proclamé les hôtes d’Hadès |
Ne te précipite pas au temps du malheur... |
| plus béats que ces vivants cadavérés, |
Confie tes ailes immaculées au courant d’alizé... |
| et plus heureux que les uns et les autres |
Qu’il te pousse vers la voie du guerrier ; |
| celui qui n’est pas encore né, |
laisse les petits tyrans t’offrir |
| et n’a pas vu les gestes vils |
le contexte ad hoc à l’usage de |
| qui se commettent sous le soleil |
l’art du traqueur. |
| et sous la pluie. Vanité des vanités ! Tout est vanité. |
Les ombres sont comme des portes… |
| J’ai ouvert grands les yeux et j’ai vu |
Des portes à ne-pas-faire... |
| hommes et femmes et leurs mœurs exquis : |
Traquer est le ne-pas-faire de vivre |
| « Cela se produit ainsi, |
car il implique la voie du guerrier. |
| Car l’homme et la bête féroce |
Rêver est le ne-pas-faire du rêve |
| partagent le même destin. |
car il ouvre la brèche vers l’autre côté. |
| Comme l’un meurt, l’autre meurt aussi... |
Stopper le monde ! |
| L’un et l’autre inhalent le même air... |
Stopper le monde ! |
| Vicient la même atmosphère ! |
Un guerrier sait qu’il attend |
| car tout est vanité. |
et sait aussi ce qu’il attend. |
| Tout vient de la poussière, |
Et pendant son attente, |
| et retourne en poussière. |
il dévore ce monde-ci des yeux. |
| Qui connaît le courant divin |
—Pour lui, l’ultime réalisation c’est la joie. |
| qui descend de la voûte céleste, |
Ecoute le chant du vent… |
| et le souffle des êtres qui s’enfonce |
Laisse les soleils couchants |
| vers la terre et la maison d’Hadès ? |
t’imbiber de leur sang... |
| Lors j’ai tourné mes yeux vers la sagesse… |
Le moule de l’homme |
| Et j’ai vu que sagesse et folie |
t’attend près d’un point d’eau, |
| sont égales devant le trépas |
désert de Sonora. |
| —comme le jour et la nuit... Le sage a ses yeux grands ouverts |
« Perdre la forme humaine confère la liberté. |
| et l’insensé marche dans les ténèbres... |
J’ai déjà reçu le pouvoir qui régule ma destinée… |
| Mais à l’heure du dernier soubresaut |
Je ne m’accroche à rien pour n’avoir rien à défendre. |
| L’un et l’autre demeurent égaux ! |
Je n’ai pas de pensée pour pouvoir Voir |
| Et j’ai dit dans mon cœur : |
Je ne crains rien pour pouvoir me remémorer |
| « Un sort semblable à celui de l’insensé |
de ce que je fus... De ce que je suis... |
| m’atteindra, moi aussi ; |
Et ce que je serai ! |
| Dés lors à quoi bon ma sagesse ? » |
Mes ailes se déploieront dans l’azur éthéré ! » |
| Et j’ai dit dans mon cœur |
[La pierre angulaire de notre éternité |
| que cela est encore une vanité ! |
s’effrite en poussière ancestrale !] |
| Car la mémoire du sage, |
Nous sommes des guerriers |
| en rien ne supplante celle de l’insensé ; |
et dedans notre esprit subsiste |
| dés le jour qui suit le trépas, |
un dernier tracas : la liberté. |
| tous deux sont oubliés. |
La liberté dans le respect d’autrui... persiste |
| Et j’ai haï la vie ! |
dans les pas de notre ultime combat ! |
| De toutes mes tripes, j’ai haï la vie ! |
Lors, se fondre dans l’infini |
| car tout ce qui se fait ici bas |
—Par de là l’existence |
| est mauvais selon moi. |
de notre petit moi, |
| Et j’ai haï tout mon travail, |
constitue le suprême dessein de la règle. |
| dedans lequel j’ai pourtant |
« La règle est une carte… |
| mis toute ma peine et mon ardeur... |
La règle dit |
| et le souci de mon cœur, toute ma vie... |
que tout ce qui nous entoure |
| Car tout est vanité et poursuite du vent. |
est un mystère insondable.. |
| Et j’ai dis dans mon cœur : |
La règle dit encore |
| Que revient-il à l’Homme de tout son ouvrage ? |
que nous devons nous appliquer |
| Tous ses jours ne sont que douleur et tracas, |
à découvrir le sens de ces mystères... |
| La nuit même son cœur ne se repose pas : |
mais sans même rêver y parvenir. |
| C’est encore là une vanité. |
La règle dit enfin, |
| Alors j’ai dit : je veux être sage ! |
que le guerrier |
| Mais la sagesse est restée loin de moi. |
prend la place qui lui revient |
| Ce qui arrive est lointain, |
parmi les mystères et se considère |
| profond, profond : qui peut l’atteindre ? |
comme faisant partie de l’un d’eux. |
| J’ai appliqué mon cœur à chercher |
Dés lors pour ce guerrier, |
| à connaître, à sonder la sagesse |
le mystère de l’être est infini... |
| et la raison des choses... |
—que cet être soit galet |
| Et j’ai trouvé plus amère que la mort |
fourmi, soi-même ou autrui. » |
| la femme dont le cœur est un piège, |
[Le monde n’est qu’une image, |
| et dont les mains sont des liens... |
une infime illusion…] |
| Et l’esprit semblable à l’aride désert ! |
Entouré de l’éternité comme tu l’es… |
| celui qui marche sur les pas de l’Esprit lui échappe, |
Tu n’as pas une seconde à perdre ! |
| mais l’insensé tombe tout cuit dans ses rets démoniaques. |
C’était une mélopée d’écume immaculée, |
| Voilà, j’ai trouvé ceci, dit l’Écclésiaste, |
que l’on sache si le beau |
| en considérant ces choses |
c’est déjà dans le cœur |
| que mon âme a cherchées sans cesse, |
de celui qui le vit ! |
| sans avoir rien trouvé du tout ! Hormis : |
L’Intention est ce qui fait le monde. |
| c’est le plus grand des maux parmi tout |
Le Tonal ne sait pas que les décisions |
| ce qui se fait sous le soleil et sous la pluie, |
sont du domaine exclusif de l’ Intention. |
| qu’il y ait pour tous un unique destin ; |
Le Vouloir est la force du choix, |
| c’est pourquoi l’homme est aussi malin, |
tranquille et détaché jusqu’à la Liberté. |
| et la folie dans son cœur régule toute sa vie ; |
Un guerrier demeure aux aguets, |
| puis il s’enfonce en la maison d’Hadès. |
afin de saisir —venant droit du néant, |
| Car pour l’homme qui se croit vivant, |
son centimètre cube de chance ! |
| il y a l’espérance et surtout l’illusion... |
Il agit sans rien attendre en retour ! |
| —Mieux vaut un chien vivant qu’un lion mort. |
ainsi déploie ses ailes de la perception... |
| Ceux qui se croient vivants, savent qu’ils mourront, |
Il se laisse glisser sans entrave au gré |
| mais les morts ne savent rien, |
des falaises de la liberté... |
| car leur mémoire est oubliée. |
Le guerrier de l’Esprit n’a le choix |
| Déjà leur amour, leur haine, |
que d’agir de façon impeccable, |
| leur envie ont péri, |
car c’est là la vraie dimension |
| et jamais plus n’auront de part |
de l’esprit d’un guerrier. |
| à ce qui se fait sous le soleil |
Le comportement |
| et sous la pluie. |
qu’il adopte, |
| Alors j’ai dit dans mon cœur : |
c’est la modération, |
| Va, mange avec joie ton pain... |
la force et la sobriété... |
| Fume, béat, ton cannabis ! |
Lorsque son corps de rêve, |
| Et bois ton vin d’un cœur content... |
trace à travers la nuit… |
| Puisque déjà l’Esprit se montre à tes côtés. |
—Nos sentiments, |
| Qu’en tous temps tes vêtements soient blancs, |
fabriquent des barrières autour de tout. |
| et que l’huile parfumée ne manque pas sur ta tête. |
Plus nous aimons et plus solide est la barrière. |
| Jouis de la vie avec la femme que ton cœur a choisie |
[Avant de quitter ce que nous aimons |
| —Si tu le peux ! —Si d’aventure elle y consent ! |
nous devons nous dépouiller de nos sentiments] |
| Pendant tous les jours de ta vie de vanité |
Les plaines de l’Infini s’offrent à qui sait y |
| que l’Esprit t’accorde sous le soleil et sous la pluie... |
faire en mélodies d’écume immaculées… |
| Pendant tous les jours de ta vie de vanité ! |
Je rêve d’une toute autre vie ! |
| Car c’est ta part dans la vie |
Sans peine ni soucis ! |
| et dans le travail que tu accomplis |
Sans conflit, sans violence et sans cri ! |
| sous le soleil et sous la pluie. |
Sans haine, sans sang versé, ni sans tout ce mépris... |
| Aussi, ami, je te le dis : |
Pour que nos ailes d’albâtre s’en |
| « Tout ce que ta main peut faire, |
reprennent l’essor des doux alizés… |
| fais-le avec puissance, amour et maturité ; |
Par de-là les mers, les lagunes océanes… |
| Que Bia, Kratos et Niké
[44]
, toujours |
Partout où nos ailes nous porteront ! |
| guident tes pieds ailés ! |
Partout nous irons jaillissant du néant ! |
| car il n’y a plus ni œuvre, ni intelligence, |
Nous irons courant des effilades de l’austral alizé ! |
| ni science, ni sagesse, dans le Schéol
[45]
où tu vas. » |
|
| |
|
| Par de-là la lagune, les lacs, les océans… |
L’Esprit s’envole |
| Nous irons vibrant envers l’infini ! |
vers l’homme ! |
| |
—Par de-là le Chaos et le brumeux Tartare... |
| Par de-là l’endroit des rêves de Titans… |
Vers l’Eros ! |
| |
L’homme et l’oiseau |
| Partout, voletant, Nous irons vers la Vie ! |
s’envolent ! |
| |
Qui dirait que |
|
Il était un art de vivre |
J’ai rêvé d’un autre monde… |
| La nuit, |
où ce qui est à moi |
Un monde où la vie était harmonie ! |
| -du profond Chaos… |
est à toi… Toi qui es mon ami. |
J’ai rêvé d’un monde où la force de joie |
| Avive à mon âme |
Toi qui aussi est l’ami de l’arbre, |
—comme onde principale, |
| l’essor d’albâtre |
du fleuve et ses trois affluents, |
guide nos pas. |
| des albatros ! |
aussi des nuages et du vent. |
Oui ! |
| |
|
Quand nos ailes d’albâtre |
| |
|
s’en reprendront l’essor inné |
| |
|
des blancs albatros ! |
| De la nuit…noire, |
Il était un soir |
L’été, |
| dont je suis issu, |
qui nous venait de l’aube |
la chaleur accablante |
| je chante la litanie |
Avant de devenir demain... |
s’empare de la brousse |
| du vent... |
Mon Esprit s’égraine |
harassée sous le poids |
| de l’Éole divin |
ensemencé de parfums délicats. |
d’une chaleur accablante, |
| Qui souffle ici-bas. |
Monde perdu des Dieux marins... |
d’été. |
|
Dans la jungle aquatique, |
L’allié dans les broussailles te guette… |
| Courant de l’astral océan |
un coup sur la cymbale... |
Le jour de la libération |
| Le vent me pousse hors de moi… |
Quelqu’un s’était mis à chanter… |
des coquelicots sauvages |
| Pour que l’enfant des étoiles… |
Une mélopée |
nous poussent |
|
que l’on sache si le beau |
en dedans le cœur... |
| Celui qui, de Fils du Ciel |
c’est déjà dans le coeur |
aux cieux des vibrantes envies |
| devint errant vagabond |
de celui qui le vit. |
de se laisser bercer des voiles du désir… |
| et « Nulle part » |
A l’écoute de ceux qui sont assis |
[Un guerrier demeure prêt |
| était son logis, |
et regardent passer le fleuve... |
à prendre sa dernière attitude |
| -Sa casba cabane.. |
Une femme Kiphou dort |
ici et maintenant.] |
| Qu’il puisse |
du sommeil des justes... |
Grains de sable |
| voleter lui aussi |
Elle avait mis dans ses cheveux, |
coulent des jours paisibles |
| par de là les falaises |
une fleur d’oranger. |
au sablier du temps qui passe... |
| de la liberté. |
Elle dort à poings fermés... |
Nous étions en partance |
| Que nos ailes |
Les mains toujours ouvertes ! |
vers tout ce qui sera possible. |
| opalines, lézardent |
Les yeux de Babilé |
Notre Esprit s’égraine |
| à jamais l’azur éthéré. |
sont perles d’éternité ; |
ensemencé de parfum délicat, |
| Pour que le cœur humain |
comme de jais, |
pétales de tous ces étés. |
| s’élève au de-là de la haine, |
ils sont bijoux d’ébène. |
Des pistes en travers la jungle... |
| du sang versé, de tout ce mépris, |
[Les esgourdes de la garrigue |
Des plaines arborées aux cieux |
| de la violence et des cris, |
s’érigent en pavillons sublimes... |
des vibrantes envies |
| de l’injustice et des conflits. |
Aux digues des neuves idées…] |
de se laisser bercer |
| Une nouvelle erre commence ! |
Les pétales sont en escale |
des voiles du désir… |
| Sur un tas de cendre |
de palette irisée. |
Le vent dévie |
| pousse une pensée, |
L’Esprit de l’homme |
la trajectoire |
| aux vertus bénéfiques... |
n’avait plus le choix entre le bien et le mal… |
des ailes aux cieux marées… |
| Où celui qui anéantit |
Il n’avait plus que le choix du bien ! |
Les voiles du désir |
| l’être qui vit, |
Car il est dit : |
c’est quand il fait très beau. |
| salit toute l’humanité… |
« A celui qui |
Les vagues me roulent dans la tête… |
| Où celui qui fait un pas vers l’autre, c'est comme s'il arrose une douce pensée... |
nuit à autrui,
le soleil nuit ;
|
Le jour de la libération |
| —aux accents d’obsidiennes |
Pour celui qui |
ils nous poussent en dedans le cœur. |
| parfum d’orchidée |
réjouit ses amis, |
Fleur, montre-moi le chemin |
| dans l’azur égéen… |
pour celui-là, |
qui mène à l’essentiel… |
| Pour que le cœur humain |
le soleil luira. » |
Je vous apporterai tous les gardénias |
| émerge de l’indolence ! |
Le soleil |
que l’après-midi voudra |
| Pour que son corps de rêve |
amène au |
bien nous éclore... |
| entre enfin dans la danse... |
grand jour, |
Pour que ton corps astral |
| Entendez-vous le |
tant le bien que le mal. |
existe dans l’infini. |
| chant des orchidées ? |
(Et le bien dans le mal |
Pour que tu restes fluide |
| –Lorsque s’en vient l’aube |
et le mal dans le bien) |
à l’effigie du vent. |
| du petit matin… |
La nuit n’y était déjà plus… |
Toujours nous serons en partance |
| Le chant d’amour |
Dans l’aube, elle s’évanouit. |
vers tout ce qui sera possible... |
| du mimosa mêlé à celui du myosotis |
pour que tes ailes se déploient |
Vers notre casba cabane. |
| La nuit, dont je suis issu, |
et des mâchicoulis ! |
nos sentiments se parent… |
| insuffle aux ailes, effluves de l’harmonie... |
Courant des |
—Pour Toi, mon amour ! |
| mille sons océanes... |
Chants de Savane.
|
Vers ton sublime aura ! |
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Liège, novembre 2001 |
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[37]
« Le Christ recrucifié » de Nikos Kazantzaki
[38]
« L’idiot » De Dostoïevski
[39]
Les fils et les filles d’Ouranos et de Gaia. Ils habitaient les demeures des cieux. Ils étaient douze ; six fils : Océanos (Le fleuve qui entoure le monde), Cœos (qui compte), Crios (le bélier), Hypérion (qui va au-dessus), Japet (l’envoyé) et Cronos ; ainsi que six filles : Téthys, Théia (la divine), Thémis (le droit), Mnémosyne (la mémoire) Phoibê (la brillante) et Rhéa (l’infatigable) qui portaient le nom général de Titanides. Indignés qu’Ouranos voulût les précipiter dans le Tartare, ils se révoltèrent, mutilèrent leur père (Cronos lui coupe les testicules... Celles-ci retombent dans la mer et du sperme écumant naît Aphrodite « Née de l’écume ») Le dernier d’entre eux, Cronos, dévora ses enfants, car il craignait qu’ils ne lui ravissent le trône (comme lui-même avait ravit le trône à son père). Mais le plus jeune de ses fils, Zeus, miraculeusement échappé à cette série d’infanticides, lui donna un breuvage pour lui faire vomir ses frères et sœurs (voir note 19). Avec leur aide, le dieu entra en lutte contre les Titans, qui s’armèrent de gigantesques rochers arrachés aux montagnes et se postèrent en Thessalie sur le mont Othrys, tandis que les enfants de Cronos s’établissaient sur l’Olympe. La lutte, la Titanomachie, fut effrayante et à la dimension des belligérants. Mais Zeus réussit à s’assurer la victoire grâce au concours des Cyclopes (œil rond) forgeurs de foudre et des Hécatonchires (aux cent bras) ; les vaincus furent précipités au fond du Tartare. Cependant, la victoire n’était pas définitivement acquise. Certains Titans, tels Mnémosyne et Japet, s’étaient bien ralliés à la cause de Zeus ; mais d’autres monstres, les Géants et Typhon, s’apprêtaient à mener l’assaut contre l’Olympe. On donne diverses interprétations de ce combat. Il semble que la Thessalie ait été une contrée soumise, en un temps fort éloigné, à des bouleversements géologiques dont les témoins auraient rapporté les terribles effets. La tradition se serait ensuite emparée de ces récits pour en faire un mythe.
Toutefois, et pour en revenir au contexte, par « rêves de Titans », il faut entendre « Utopie », « rêves inaccessibles ».
[40]
Popocatépetl : Volcan mexicain. Omni présent dans l’œuvre de Malcolm Lowry « Au-dessous du volcan »
[41]
Fils d'Hypérion et de Théia, frère d'Éos et de Séléné, Hélios est la représentation divine du Soleil, de la chaleur et de la lumière solaire. Époux de Perséis, il eut plusieurs enfants qui jouèrent un rôle important dans les légendes, ainsi Aiétès auprès des Argonautes, et Pasiphaé sous le règne de Minos de Crète ; la nymphe Rhodos, en outre, lui donna sept fils, et l'Océanide Clyméné, sept filles, les Héliades, et un fils Phaéton.
Confondu très trop avec le dieu Apollon, Hélios ne figure cependant pas au nombre des grands dieux grecs. Il est avant tout le serviteur de Zeus et accomplit chaque jour, monté sur son char d'or, une course à travers les cieux ; le soir, il se repose à l'Ouest, au nord de l'Océan, dans l'île des Bienheureux. D'une beauté éclatante, le front ceint d'une couronne de rayons d'or, Hélios est le seul dieu qui peut observer d'un seul regard la surface entière de la Terre et renseigner l'Olympe sur ce qui s'y passe. Aussi, on le voit, dans les légendes, avertir Héphaïstos qu'Aphrodite le trompe avec Arès, ou signifier à Déméter qu'Hadès est l'auteur du rapt de sa fille Perséphone. Il apparaît également dans la légende d'Ulysse ; les compagnons du héros ayant dévoré en Sicile une partie de ses troupeaux sacrés, Hélios réclama à Zeus une vengeance exemplaire, et le dieu souverain foudroya sans pitié les impies. Dans le Panthéon grec, sa place est modeste ; cependant, l'idée qu'il évoque, le Soleil, centre du monde, dispensateur de la lumière et de la chaleur indispensable à la vie, par opposition aux ténèbres et à la mort, a pris, à la fin de l'Antiquité, une importance considérable, à tel point que le dieu Soleil, sous diverses dénominations (Mithra, Sol Sanctissimus, Sol Invictus, Éliogabale), est devenu le dieu essentiel, sinon unique, du paganisme proche de sa fin.
[42]
[Une des douze grandes divinités de l’Olympe les autres sont : Zeus, Héphaïstos, Poséidon, Héra, Apollon, Arès, Artémis, Athéna, Hestia, Aphrodite et Déméter. Fils de Zeus et de Maia et petit-fils d'Atlas, Hermès naquit dans une caverne de mont Cyllène en Arcadie. Il manifesta aussitôt son étonnante précocité et des qualités d'intelligence et de ruse extraordinaires. Il était encore nouveau-né quand il parvint à quitter son berceau et à s'enfuir en Piérie. Là, par goût de la farce et du lucre, il s'empara des boeufs d'Apollon. De retour dans sa caverne natale, il heurta une écaille de tortue qui traînait sur le sol ; il la ramassa et tendit des cordes sur cette boîte de résonance originale : ainsi naquit la lyre. Pendant ce temps, Apollon avait réussi à rejoindre Hermès, son voleur, mais loin d'entrer en fureur contre le jeune dieu, il fut charmé par les sons qui sortaient du nouvel instrument de musique et il fit aussitôt d'Hermès son ami. Il lui offrit sa houlette de berger qui, transformée, devint le célèbre caducée. Promu quelques temps après messager officiel des dieux, Hermès apparaît dans un grand nombre de légendes, et son influence sur les dieux, les hommes et le cours des événements n'est pas négligeable. On voit ainsi le dieu conduire Priam à Achille pour réclamer le corps d'Hector, placer les trois déesses, Aphrodite, Athéna et Héra, en présence de Pâris qui jugea leur beauté, tuer Argos, gardien d’Io, offrir à Néphélé le bélier à toison d'or qui sauvera Phrixos et Hellê, se porter maintes fois au secours d'Ulysse en danger, et offrir à des héros aussi célèbres qu'Héraclès et Persée leurs armes imparables. Il a également la triste fonction de conduire les âmes du monde des vivants à celui des morts : il porte en cette douloureuse occasion le surnom de Psychopompe. Hermès revêt souvent un casque ailé, un manteau et un chapeau de voyageur et des ailettes attachées à ses talons. Ainsi paré, l'ambassadeur de l'Olympe, l'instrument de la volonté divine peut exercer toutes ses fonctions sans difficulté et avec célérité.
Intelligent, rusé, fraudeur même, Hermès est sans doute un des dieux les plus pittoresques de l'Olympe. Les Grecs le vénéraient comme patron des orateurs, comme inventeur de l'alphabet, de la musique, de l'astronomie, des poids et des mesures (il était alors le dieu des commerçants), de la gymnastique. Des statues lui étaient élevées aux carrefours ou sur le bord des routes. Sa présence soutenait le courage du voyageur et le dur labeur du marchand ambulant, car le dieu écartait d'eux les périls de la route et les mauvaises rencontres. Ainsi, ni surhumain ni inhumain, Hermès était le véritable ami divin de tous les Grecs
[43]
Dans l’œuvre de Castaneda, elle enseigne l’art du traqueur à Carlos. Voir à ce sujet, le chapitre qui porte son nom dans « Le don de l’Aigle ».
[44]
Dans la Théogonie d’Hésiode, Bia (la force), Kratos (la puissance) et Niké (la victoire) sont avec Zélos (la passion) les enfants de Pallas et de Styx.
[45]
Dans l’Ancien Testament : Séjour des morts, Enfer.
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