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| Comme chardon |
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| pics de ronce... |
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| Comme réseau |
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reclus vit, |
| de fils |
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d’un œil las |
| qui tissent |
Le monde |
l’infini ! |
| le désespoir |
comme un |
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| inassouvi ! |
agglomérat |
Dans la pénombre |
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de toute sa hargne, |
de la nuit, |
| Vers le bas… |
sombrait… |
contempla |
| Vers le mal ! |
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son désert |
| L’insondable ! |
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infini ! |
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Zarathoustra saisi l’arbre contre lequel s’était assis
le jeune homme et parla de cette façon, comme un ami :
« Voudrais-je de mes mains secouer cet arbre, point ne le pourrais.
Mais le vent, que nous ne voyons, celui-là le tourmente et le ploie à sa guise.
De la plus vilaine façon par d’invisibles mains nous sommes ployés,
tordus, tourmentés… Éperdument.
Pourquoi t’en effrayer ?
—Il en va de l’homme comme de l’arbre…
Comme les vagues de l’océan !
Alors pourquoi t’en effrayer ? »
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L’arbre et l’humain ne font qu’un, |
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au champ doré des doux éclairs : |
« Lorsque je suis en haut, |
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Plus son feuillage tend des deux mains |
me retrouve toujours si seul. |
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vers la paix, la douce lumière… |
Personne ne me parle du gel, de la solitude, |
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plus ses racines puissamment |
je frissonne. Là-haut que veux-je donc ? |
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s’efforcent vers le mal, le bas, le profond… |
Comme j’ai honte de monter ! |
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s’ancrent à la terre ! |
Comme je me raille ! |
| Zarathoustra saisi l’arbre |
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Comme je hais |
| contre lequel s’était assis |
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celui-là qui s'envole |
| le jeune homme et parla |
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Comme je suis las ! » |
| de cette façon, comme un ami : |
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« Cet arbre se dresse en solitaire sur le mont ;
bien haut il crût par-dessus les gens,
les fleurs des champs... |
| « Cet arbre se dresse en solitaire sur le mont ; |
|
Et même voudrait-il parler avec un ami, |
| bien haut il crût par-dessus les gens, |
il n’y aurait pas âme qui vive pour l’écouter ; |
| les fleurs des champs... » |
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si haut il crût !
Vers les sombres nuées…
Ses feuilles allaient ! » |
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Le monde comme un spasme de haine |
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se déchirait au nom de Dieu… |
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{Les âmes sont des feuilles
déjà mortes, qui volètent au vent de la nuit…} |
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La mort, elle se réjouissait |
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de tous ces nouveaux amis ; |
« Désormais il attend et attend —Mais qu’attend-il ? |
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leurs grimaces la distrayaient. |
Du siège des nuées, trop proche est sa demeure ; |
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Elle les faisait tourner |
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dans le creux de sa main. |
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Ce qu’il attend, est-ce le premier éclair ? »
Après que Zarathoustra eut dit ces mots,
s’écria là le jeune homme
—et ses gestes étaient véhéments :
« Certes, Zarathoustra tu dis la vérité.
De mon déclin je languissais
quand j’ai voulu gravir la cime…
Et tu es l’éclair que j’attendais
—Jaillissant des sombres nuées.
Dés ta venue,
de moi, qui suis-je ?
C’est mon envie de toi qui m’a détruit ! »
—De la sorte parlait le jeune homme et il pleurait.
Mais de ses bras Zarathoustra le ceignit
et l’entraîna de par les sentiers. Puis il lui dit :
« J’ai le cœur déchiré, cher ami !
Mon œil mieux que tes mots me dit tout ton péril.
Encore tu n’es libre ; de ta liberté, encore tu es en quête.
Âpre combat que celui-là. »
« À la libre altitude tu veux monter, d’étoiles
est assoiffée ton âme.
Mais tes mauvais instincts ont soif aussi de liberté.
Tes chiens sauvages veulent cavaler en liberté, contre le vent ;
quand ton Esprit s’efforce d’ouvrir toute prison,
dans leur cave ils aboient au plaisir !
Dans leur cave ils aboient au plaisir futile !
Pour moi tu es encore un captif égaré qui rêve de liberté, ‘las !
Prudente se fait l’âme de tels captifs,
mais perfide aussi, mauvaise et suffocante…
{Tous nos élans se voyaient contrariés —malgré le vent !}
Au libéré de l’Esprit déchaîné,
il faut encore se purifier l’âme, au gré du vent.
En lui reste encore beaucoup de sa moisissure
et il faut que son œil encore devienne pur. »
Pourtant il y avait des lacs éveillés où la brume éthérée
dispense dessus la berge des flocons d’allégresse,
comme des vapeurs de savoir léger,
comme des embruns de la connaissance. Oui !
« Je vous le dis :
Pour pouvoir faire naître une étoile qui danse au levant,
il faut en soi-même encore avoir présent quelques chaos.
Je vous le dis : Au fond de vous-même
il est encore quelques chaos ! ».
{Lorsque dans l’homme règnera
l’Esprit du ciel, alors
la nature animale passera sous
son influence et trouvera la place
qui est la sienne…—En parfaite harmonie
avec l’Esprit du ciel.}
Comme réseau de fils qui,
tressent le vide de la vie,
le futile, l’espoir inassouvi…
Qui nous conduit tout droit au sombre dédale du corps igné,
ignorant qu’il est fluide et fait de fibres qui brillent…
Au Feu du levant.
« Oui certes, je connais ton péril.
Mais de par mon amour
et mon espoir je t’en conjure :
Ne répudie ni ton amour, ni ton espoir !
Ni tes rêves !
Ami !
Tu te sens noble et noble |
| |
« Voyez ces gens de bien, ces justes ! |
aussi te sentent les autres, |
| |
Qui haïssent-ils le plus ? |
qui contre toi s’irritent |
| |
—Au fond de leur cœur… Quel est celui |
et te jettent de méchants regards. |
| |
qu’ils haïssent le plus ? |
Sache qu’au travers de leur voie, |
| |
Celui qui fait éclater leurs tables de valeurs, |
tous tant qu’ils sont, |
| |
le briseur, le criminel : or c’est le créateur. |
se dresse un homme noble. |
| |
Des compagnons cherche le créateur, |
Du vieux ! |
| |
et non des cadavres |
L’homme de bien veut du vieux ! |
| |
et non plus des troupeaux, |
Mais du neuf, |
| |
des croyants asservis. |
voilà ce que veut l’homme noble ! |
| |
Des co-créateurs |
Et le péril de l’homme noble est de se faire |
| |
cherche le créateur, ceux qui inscrivent |
non point un homme de bien, mais un railleur |
| |
les nobles et nouvelles valeurs. » |
Briseur de tables de valeurs. |
| |
Ceux-là même qui vivent ! |
Ah ! J’ai connu des hommes nobles |
| |
Qui sont enfants du vent, |
qui avaient perdu leur espérance la plus haute ! |
| |
de la pluie, des vagues déferlantes… |
Dès lors ils calomnièrent toutes hautes espérances. |
| |
|
Dès lors ils vécurent insolemment et en de brefs plaisirs. |
| |
« Volupté est aussi Esprit » -Ainsi disaient-ils ;
de la sorte à leur Esprit ils ont rogné les ailes. |
| |
« Voyez ces gens de bien, ces justes ! |
Hier, héros crurent être ; |
| |
Qui haïssent-ils le plus ? |
jouisseurs sont aujourd’hui. |
| |
—Au fond de leur cœur… |
Pour le héros n’ont qu’aversion et dégoût. |
| |
Quel est celui qu’ils haïssent le plus ? |
Mais de par mon amour et mon espoir, |
| |
Celui qui fait éclater leurs tables de valeurs, |
je t’en conjure : |
| |
le briseur, le criminel : |
Hors de ton âme point ne rejette le héros ! » |
| |
Des compagnons cherche le créateur |
Nourris-le d’Esprit. |
| |
et non des cadavres et non plus des troupeaux, |
Nourris-le d’amour. |
| |
des croyants asservis. Des co-créateurs |
Ne répudie ni ton amour, ni ton espoir ! |
| |
cherche le créateur, ceux qui inscrivent |
Ni tes rêves ! |
| |
avec leur sang, sur de nouvelles tables |
Tes hauts idéaux ! |
| |
les nobles et nouvelles valeurs. » |
Tes rêves les plus fous ! |
| |
Ceux-là même qui vivent ! Qui sont enfants du vent, |
Avec ton sang, écris, |
| |
de la pluie, des vagues déferlantes… Sont arbres du Mont K’i |
sur de nouvelles tables, |
| |
Ceux-là même qui vivent ! Qui sont enfants du vent, |
Les nobles |
| |
Des nuages et de l’écume crépitant, immaculée… |
et nouvelles valeurs ! |
| |
Sont arbres du Mont K’i |
Par tout le bien |
| |
Sont oies sauvages volant |
que je te veux : |
| |
en troupes agencées dans l’azur éthéré, |
|
| |
Cosmos des nobles idées. |
|
| Qu’avons-nous en commun |
|
Hors de ton âme point ne rejette le héros ! |
| avec le bouton de rose, |
|
Garde sacrée ton espérance la plus haute ! » |
| qui frémit dès qu’une goutte de rosée |
Garde pur ton espoir… |
| tombe sur son corps ? Dés qu’un rayon de lune |
Comme un précieux trésor. |
| fait jaillir en embrun, les perles de pluie. |
Comme un bouton de rose qui en toi |
| Coule toute l’eau des |
|
ne cessera d’éclore ! |
| ruisseaux, courant des berges |
Comme un soleil de l’est |
| du cœur de l’Homme… Où le flot |
qui fait briller tes matins intérieurs. |
| des torrents déferle |
|
Comme une île au sud-est |
| jusqu’à créer les océans… |
|
où l’air éthéré fleure |
| Les vagues des marées ; |
|
un parfum léger. |
| la houle de la Vie frémit |
|
Ainsi parlait Zarathoustra ! |
| -En divin clapotis… |
|
Garde pur tout ton espoir, ton utopie ! |
| |
Les enfants du vent, de la pluie |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
| |
des nuages et des rêves immaculés |
tes rêves, ton espoir, |
| |
|
tes rêves, tout ton amour ! |
| |
Sont oies sauvages volant |
Ton utopie ! |
| |
dans l’azur éthéré, |
Garde pure ton espérance, |
| |
|
|
| |
ta folie !
Zarathoustra saisi l’arbre s’élevant droit sur le Mont K’i
{Pour moi je suis léger, maintenant je vole !
Maintenant me vois là de mes ailes,
comme un nuage qui nage dans le ciel ;
par moi c’est comme un dieu qui danse.}
Zarathoustra saisi l’arbre s’élevant droit sur le Mont K’i
{Ma bouche te dit ces mots célestes, |
| |
Il était une jeune fille qui dansait dans le vent… |
Mes mains saisissent l’arbre… |
| |
Ses rêves étaient plus forts que tout ! |
Mais mon âme volette au gré du vent, |
| |
—Et faisaient ployer l’arbre sous ses soupirs. |
des volutes azurées |
| |
Les voiles |
Je bats des ailes ! |
| |
du désir |
Je bats des ailes ! |
| |
s’étirent |
Ne suis plus qu’air ! |
| |
dans |
ivre de paix ! |
| |
l’Ether… |
Dans l’Éther !} |
| |
—Venant |
Par tout le bien que je te prédis :
Point ne laisse fléchir |
| |
droit |
ton admirable résolution ! |
| |
du Chaos. |
Vas-y ! |
| |
Du sombre |
Ami ! |
| |
lacis. |
Oui ! |
| |
Zarathoustra saisi l’arbre s’élevant droit sur le Mont K’i
« Cet arbre se dresse en solitaire sur le mont ;
bien haut il crût par-dessus les gens,
les fleurs des champs...
Et même voudrait-il parler avec un ami, |
| « Cet arbre s’élève en solitaire sur le mont ; |
Il n’y aurait pas âme qui vive pour l’écouter… » |
| bien haut il crût par-dessus les gens, |
|
| les fleurs des champs... » |
|
|
| L’arbre ploie mais ne se brise pas… |
Pourtant il y avait des lacs éveillés |
| Les pensées volètent avec le vent |
où la brume éthérée dispense |
| Les rêves s’échappent vers tous les univers |
dessus la berge des flocons |
| Où l’air est leste, avenant. |
d’allégresse —un sixième sens, une intuition— |
| Les pirogues par de là la voûte céleste |
comme des vapeurs de savoir léger… |
| Les voiles du désir… S’étirent dans l’Ether |
Comme une bulle de lumière |
| Tous tes admirables rêves de vie… |
nous émergeant de notre vide… |
| Tous tes augustes feux de joie, |
De notre profond silence ancestral. |
| point ne les laisse réduire en cendres ! |
De notre être initial, insulaire au néant. |
| {Une jeune fille dansait dans le vent… |
Insulaire aux univers accumulés par de-là |
| Ses rêves étaient plus forts que tout |
les mers et tous les océans… |
| Plus fort que l’autan qui attise ! |
—Affluent de nulle part pour aller vers jamais ! |
| —Et fait ployer l’arbre sous ses soupirs. |
Vivant dans l’Hadès de la conscience des hommes, |
| Deux enfants faisaient vibrer ses pas, |
des arbres et des oiseaux, des cailloux, |
| lui donnaient le tempo, son sens à la vie |
du sable et du vent… Émergeant à l’éveil, |
| Max et Noémi… Beaux de naissance |
à l’aube du Nagual ! L’Indicible —Là |
| —Aux cœurs légers ! Sous l’œil attendri |
où le pouvoir plane ! Bien au de-là de la |
| du divin Alexandre, chair de mon sang.} |
conscience accrue, du lieu sans pitié. |
| Laisse tes feuilles voleter ! |
|
Laisse tes ailes se déployer ! |
| Laisse tes branches pousser ! |
|
Par la force de ton silence : |
| Elles tendent vers l’harmonie. |
|
Elles aspirent au savoir léger |
| Laisse les oiseaux voler ! |
|
Comme de la poudre ambrée |
| Laisse l’amour immerger |
|
Des ailes du petit papillon |
| le cœur des enfants chéris. |
|
Elles aspirent à la liberté ! |
| {Une jeune fille dansait dans le vent |
Dés lors |
| Elle s’appelle Fanny.} |
|
qu’on est ! |
| |
Pourtant il y avait des lacs éveillés où la brume éthérée
dispense dessus la berge des flocons d’allégresse,
comme des vapeurs de savoir léger,
comme des embruns de la connaissance. Oui !
« Je vous le dis :
Pour pouvoir faire naître une étoile qui danse au levant,
il faut en soi-même encore avoir quelques chaos.
Je vous le dis : Au fond de vous-même
il est encore quelques Chaos ! » |
| |
Les enfants du vent, de la pluie |
Garde pur |
| |
des nuages, de toutes les Icaries, |
tout ton espoir, ton utopie ! |
| |
sont arbres du Mont K’i |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
| |
Sont oies sauvages volant |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
| |
dans l’azur éthéré, |
Garde pure ton espérance, |
| |
Cosmos des nobles idées. |
ta folie ! |
| |
Des nobles et nouvelles idées. |
Garde pur |
| |
Les enfants du soleil, des fleurs |
tout ton espoir, ton utopie ! |
| |
des champs, des herbes folles et |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
| |
des myosotis, sont arbres du Mont K’i |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
| |
Sont oies qui volent dans |
tout ton amour ! Ton utopie ! |
| |
l'austral autan du cœur humain… |
Garde pure ton espérance, |
| |
—Avant que ne vienne avant. |
ta folie ! |
| |
Les enfants de la pluie, |
Garde l’Espoir ! |
| |
des nuages et du vent |
Tiens sacrée l’Espérance ! |
| |
sont Anges protecteurs |
Garde pur ton Espoir ! |
| |
et gardiens du Mont K’i |
Tiens sacrée l’Espérance ! |
| |
-Au Gange de la vie ! |
Tiens sacrée ! |
| |
sont Anges du Mont K’i |
Dépasse tes craintes, |
| |
|
dépasse toutes tes peurs !
—Tout au fond de ton cœur ;
Au fond de ton âme,
dépasse ta joie !
Ta folie juvénile.
Garde intacte toute ton espérance,
ta folie !
Laisse tes ailes d’albâtre
glisser le long des falaises
de la liberté… |
| |
Pour moi je suis léger, maintenant je vole,
maintenant me vois au-dessous de moi ;
par moi c’est maintenant un dieu qui danse.
haut dans le ciel avec les Anges
et les nuages au gré du vent.
Les plumes sacrées des oies sauvages
orneront mon ultime ballet !
Les plumes sacrées des oies sauvages
—au vol en « V »-, seront plaisantes à l’œil
des guerriers impeccables, hommes
de connaissance et savants observateurs
du vol des oiseaux, tels que l’étaient
Tirésias [4] , Mopsos [5] et Calchas [6]
et le nagual Julian [7] et Talía [8] …
Terribles et mystérieux amis !
Les plumes sacrées des oies sauvages
rendront couleurs à mon dernier ballet
—suprême mouvement de l’âme éthérée
immaculée et riches pensées.
Mon âme s’en prend l’essor…
De la branche lisse de l’arbre
du Mont K’i,
fait jaillir de l’abîme
une vive lueur lunaire ;
errent les souvenirs enfouis…
Pour moi je suis léger, maintenant je vole,
maintenant me vois au-dessous de moi ;
par moi c’est un dieu là, qui danse.
haut dans le ciel avec les Anges
et les nuages au gré du vent. |
| |
|
Garde pur |
| |
Les enfants de la pluie, des nuages |
tout ton espoir, ton utopie ! |
| |
et du vent, sont Anges gardiens |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
| |
du Mont K’i —Au Gange de la vie ! |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
| |
Sont oies sauvages volant |
tout ton amour ! Ton utopie ! |
| |
dans l’azur éthéré, |
Garde pure ton espérance, |
| |
Cosmos des nobles idées. |
ta folie ! |
| |
|
Laisse tes ailes d’albâtre
glisser le long des falaises
de la liberté… |
| |
Sur la montagne est un arbre : |
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| |
Telle est l’image du développement. |
| |
Telle est l’image de l’homme noble |
|
| |
qui fait son habitation de la dignité |
| |
et de la vertu, pour améliorer |
|
| |
les mœurs publiques. L’arbre |
|
| |
sur la montagne est visible au loin |
|
| |
et son développement exerce |
|
| |
une influence sur le paysage |
|
| |
de la contrée tout entière. |
|
| |
Il ne jaillit pas comme |
|
| |
une plante des marais, |
|
| |
mais sa croissance |
|
| |
progresse lentement |
|
| |
avec force et ténacité. |
|
| |
Désormais il attend |
|
| |
et attend —Mais qu’attend-il ? |
|
| |
Du siège des nuées, trop proche est sa demeure ; |
| |
ce qu’il attend, est-ce le premier éclair ? |
| |
|
|
| |
L’arbre et l’humain ne font qu’un, |
|
| |
au champ doré des doux éclairs ! |
|
| |
Ils croissent sans hâte |
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| |
Dans ce terreau d’intempéries : |
|
| |
De leurs racines ancrées |
|
| |
dans l’abîme du sombre lacis, |
|
| |
Ils tendent des deux mains |
|
| |
Vers la paix, la douce lumière |
|
| |
ils tendent vers l’Harmonie. |
|
| |
Pour que la vie |
|
| |
soit toujours la vie ! Pour que |
|
| |
le soleil conserve ses mille |
|
| |
et un reflets d'apparat, |
|
| |
sa course folle par de-là |
|
| |
les astres et la voûte céleste… |
|
| |
Pour que l’Homme demeure |
|
| |
A jamais debout, Vivant |
|
| |
et maître de tous ses gestes. |
|
| |
Pour que le rire des enfants |
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éclaire à jamais nos cœurs… |
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Les herbes folles, les fleurs |
|
| |
des champs —En parfaite harmonie |
| |
avec l’Esprit du ciel, du firmament. |
|
| |
|
Garde pur |
| |
{Lorsque dans l’Être règnera |
tout ton espoir, ton utopie ! |
| |
l’Esprit qui vient du Ciel, |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
| |
la nature animale s’inclinera |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
| |
devant son maître et trouvera |
tout ton amour ! Ton utopie ! |
| |
la place qui est la sienne… La |
Garde pure ton espérance, |
| |
Place qui à ses maux, remédie !} |
ta folie ! |
| |
|
|
—Ignorant qu’il est fluide |
Garde pur |
Garde l’Espoir ! |
et fait de fibres qui brillent ! |
tout ton espoir ! |
Tiens sacrée l’espérance ! |
dedans l’éternité… Bien au de-là |
Comme un bouton de rose |
Garde pur ton Espoir ! |
|
incarnat qui en toi |
Tiens sacrée ton espérance ! |
| |
ne cessera d’éclore ! |
Je t’en prie ! |
L’homme tâtonne ! |
Comme un précieux trésor |
|
Toujours il est en quête... |
Comme un |
|
Il a soif de lui-même, il guette |
soleil de l’est qui fait |
|
Comme un tigre à l'affût, |
chanter tes matins |
|
le gibier de raison |
intérieurs. Comme |
|
—Quand son destin, sa vie, |
une île au sud-est |
|
dans l’infini s’effilent. |
où l’air fleure un parfum |
|
Laisse tes feuilles voleter ! |
de vie. |
|
Laisse tes branches pousser ! |
Senteur céleste. |
Garde pur |
Elles tendent vers l’harmonie. |
De l’écume immaculée |
tout ton espoir, ton utopie ! |
Laisse les oiseaux voler ! |
jusqu’à créer |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
Laisse l’amour immerger |
les océans… |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
le cœur des enfants |
La Vie frémit |
tout ton amour ! Ton utopie ! |
Chéris |
—En divins |
Garde pure ton espérance, |
Laisse tes fleurs pousser : |
clapotis |
ta folie ! |
Elles aspirent à la légèreté ! |
Dés qu’un rayon de lune |
Garde l’Espoir ! |
Comme de la poudre ambrée |
fait jaillir en leste vapeur, |
Tiens sacrée l’Espérance ! |
des ailes du petit papillon |
les perles de pluie. |
Garde pur ton Espoir ! |
Elles aspirent à la liberté ! |
Comme des embruns |
Tiens sacrée l’Espérance ! |
Par la force de ton abandon : |
de la connaissance |
Tiens sacrée ! |
Par toute l’immensité, |
Comme des bulles |
Garde pur |
la foudre, les vagues |
de savoir léger… |
tout ton espoir, ton utopie ! |
de bleu qui déferlent… |
Comme le vol éthéré |
Tiens sacrés tout ton espoir, |
Laisse ton Merlin |
des oies sauvages |
tes rêves, ton espoir, tes rêves, |
se fondre dans l’infini ! |
dont la rigueur du vol en « V » |
tout ton amour ! Ton utopie ! |
Laisse ton amour moudre |
demeure le parangon |
Garde pure ton espérance, |
la vie. |
|
ta folie ! |
| |
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Liège, mars 2002 |